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CDI senior : comment fonctionne le Contrat de Valorisation de l’Expérience (CVE) ?

Vous souhaitez recruter des profils expérimentés sans alourdir vos coûts sociaux ? Le Contrat de valorisation de l’expérience (CVE) peut faire la différence.

Créé par la loi n° 2025-989, ce nouveau contrat professionnel vous permet d’embaucher des seniors demandeurs d’emploi en CDI, tout en bénéficiant d’un cadre souple pour gérer leur fin de carrière.

Les entreprises ont tout intérêt à s’en emparer dès maintenant.

Découvrez notre décryptage complet de ce dispositif, de ses avantages, et des démarches à suivre pour en tirer le meilleur parti.

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Qui peut bénéficier du CVE ? Les 4 conditions cumulatives

Pour bénéficier du Contrat de valorisation de l’expérience, le salarié doit remplir ces 4 conditions simultanément au moment de l’embauche :

Que signifie « ne pas pouvoir bénéficier d’une penser de retraite à taux plein » ?

Aujourd’hui, pour toucher une retraite à taux plein, 2 paramètres sont à prendre en compte :

Si l’une de ces deux conditions manque, le salarié ne peut pas bénéficier d’une retraite à taux plein. Cette situation constitue l’une des conditions d’éligibilité au CVE, sous réserve de remplir également les 3 autres critères mentionnés ci-dessus.

Document obligatoire à la signature

Lors de la signature du contrat, l’employé a l’obligation de remettre à l’employeur un document officiel de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) indiquant la date prévisionnelle à laquelle il pourra bénéficier d’une retraite à taux plein.

Ce document permet à l’entreprise de planifier en toute transparence la fin de contrat.

Si cette date de départ est réévaluée ultérieurement par la caisse de retraite, l’employé doit en informer son employeur et lui transmettre une version actualisée du document.

Comment fonctionne le contrat de valorisation de l’expérience ?

Un contrat de travail classique, jusqu’à la mise à la retraite

La mise à la retraite : des règles dérogatoires clés

Dans le cadre d’un CDI classique, l’employeur ne peut imposer la mise à la retraite sans l’accord du salarié qu’à partir de 70 ans. Le CVE change la donne :

 

CDI classique

CVE

Mise à la retraite sans accord du salarié

Seulement quand le salarié atteint 70 ans

§  Dès qu’il atteint 67 ans (seuil ouvrant automatiquement le droit à la retraite à taux plein)

§  Ou plus tôt, s’il atteint à la fois l’âge légal de départ (62 à 64 ans selon l’année de naissance) et le nombre de trimestres requis pour une retraite à taux plein

Entre 67 et 70 ans

Accord du salarié obligatoire

Accord non requis si les conditions sont remplies

Flexibilité pour l’employeur

Limitée

Visibilité totale : la date de fin de contratest connue dès l’embauche, grâce au document CNAV

 

Points de vigilance

Quels avantages financiers pour les entreprises ?

Une exonération de la contribution patronale sur l’indemnité de mise à la retraite

Hors CVE, tout employeur qui met à la retraite un salarié est redevable d’une contribution patronale de 40 % due sur la fraction d’indemnité de mise à la retraite exonérée de cotisations de sécurité sociale, assujettie ou non à CSG/CRDS

Dans le cadre d’un CVE, cette contribution est totalement exonérée et s’applique pour les mises à la retraite intervenant jusqu’au 31 décembre 2028. Elle pourra, le cas échéant, être prolongée si une loi de financement de la sécurité sociale le prévoit.

Conclusion : un contrat gagnant-gagnant pour les entreprises et les séniors

Pour les entreprises comme pour les salariés seniors, ce dispositif ouvre une nouvelle voie équilibrée et juridiquement sécurisée.

Pour les entreprises :

Pour les séniors :

Vous souhaitez intégrer le CVE dans votre stratégie RH ? Nos experts en droit social vous accompagnent dans la rédaction du contrat.