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Congé supplémentaire de naissance : tout ce que l’employeur doit savoir

Un nouveau droit parental va s’intégrer dans la vie de votre entreprise. Êtes-vous prêt ?

Votre salariée revient de congé maternité. Quelques semaines plus tard, elle vous annonce qu’elle souhaite prolonger son absence pour rester auprès de son enfant, pendant encore deux mois.

Pouvez-vous refuser ? 

Non. À partir du 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance devra être appliqué par les employeurs dès lors que les conditions sont réunies.

Ce congé ne remplace aucun dispositif existant. Il s’ajoute aux droits déjà en vigueur et peut concerner les parents ayant eu ou accueilli un enfant à compter du 1er janvier 2026.

Autrement dit : ce n’est pas un simple ajustement. C’est un nouveau réflexe RH à intégrer dès maintenant.

Voici tout ce que vous devez savoir pour l’anticiper correctement.

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Congé supplémentaire de naissance : quels salariés sont concernés ?

Le congé supplémentaire de naissance est un congé facultatif, ouvert aux parents qui ont déjà bénéficié d’un congé maternité, paternité ou adoption.

En clair, il ne s’agit pas d’un droit automatique : le salarié doit avoir épuisé l’intégralité des congés de naissance, de paternité, de maternité ou d’adoption, avant de pouvoir enclencher le congé supplémentaire.

Sont concernés : les mères, les pères, les co-parents et les parents adoptants.

Le dispositif s’applique aux enfants :

Quelle est la durée du congé supplémentaire de naissance ?

Chaque parent dispose d’un droit individuel de 1 ou 2 mois, calculés de date à date. Ce droit est personnel : il ne peut pas être transféré à l’autre parent. 

Le congé supplémentaire de naissance peut être : 

Les deux parents peuvent en bénéficier en même temps ou de manière alternée, selon leur besoin. 

Quelles sont les modalités à respecter ?

Pour bénéficier du congé supplémentaire de naissance, le salarié doit informer son employeur dans un délai précis.

La demande doit être adressée à l’employeur : 

Elle doit préciser :  

Dans quel délai le congé supplémentaire de naissance peut-il être pris ?

C’est un point clé à anticiper côté RH. 

L’employeur peut-il refuser un congé supplémentaire de naissance ? ​

Non, ce congé est un droit opposable. L’employeur ne peut ni le refuser, ni le reporter, ni modifier les dates choisies par le salarié. Sa seule marge de manœuvre est organisationnelle : anticiper les absences et adapter les ressources. D’où l’importance d’identifier en amont les salariés potentiellement concernés. 

Quel impact sur le contrat de travail ?

Pendant toute la durée du congé supplémentaire de naissance, le contrat de travail est suspendu. Le salarié ne peut exercer aucune autre activité professionnelle. 

Ce qui est maintenu : 

Ce qui n’est pas pris en compte (sauf évolution ultérieure de la législation) : 

Au retour de congé :

Un retour anticipé est possible dans certaines situations exceptionnelles, notamment en cas de décès de l’enfant, ode baisse importante des ressources du foyer.  Le salarié doit alors en informer son employeur au moins 8 jours avant sa reprise. 

Comment est indemnisé le congé supplémentaire de naissance ?

L’indemnisation est assurée par la Caisse d’Assurance Maladie (CPAM Ameli ou MSA). L’employeur n’a pas à maintenir le salaire, sauf disposition conventionnelle plus favorable.

Les indemnités versées au salarié sont calculées sur la base de ses indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS) :

Ces montants restent soumis aux plafonds de la Sécurité sociale. Pour percevoir ces indemnités, le salarié doit justifier d’une affiliation à la Sécurité sociale d’au moins six mois à la date de début du congé.  

Ces indemnités ne sont pas cumulables avec : 

Le congé supplémentaire de naissance a-t-il une date de fin ? 

Non, aucune date de fin n’est prévue à ce jour.  Le dispositif s’applique de manière pérenne aux enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026, sauf évolution législative future. 

Ce que votre service RH doit anticiper dès maintenant

Le congé supplémentaire de naissance ne s’improvise pas. Voici les questions essentielles à vous poser dès maintenant : 

Quelles différences entre le congé de naissance, le congé maternité et le congé paternité ?

Le congé de naissance

Le congé de naissance est un congé court obligatoire accordé à l’occasion de l’arrivée de l’enfant.

Le congé maternité

Le congé maternité est réservé à la mère salariée. 

Le congé paternité

Le congé paternité et d’accueil de l’enfant est ouvert au père et au co-parent.

Le congé supplémentaire de naissance

Le congé supplémentaire de naissance est un congé complémentaire qui s’ajoute aux dispositifs précédents.

Gestion de la paie et RH : besoin d’accompagnement ?

Chez Altonéo, nos spécialistes en paie et gestion sociale suivent en continu les évolutions réglementaire afin de vous aider à anticiper leurs impacts sur votre organisation.  

Notre objectif : transformer une contrainte réglementaire en processus simple et maîtrisé.

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